A propos...

 

Je suis née un matin de mai à  Tokyo, au milieu d'une forêt de gratte-ciels. De là me vient, probablement, ma soif viscérale de liberté et mon amour des espaces infinis.

Lorsque j'étais petite, je rêvais de devenir astronome. Finalement, je suis devenue musicienne... ce qui revient peut-être au même.
Depuis longtemps déjà, j'écoute le monde qui m'entoure. J'écoute les sons, j'écoute les bruits, j'écoute aussi les couleurs, les formes et le temps. Mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est écouter les âmes. Qu'elles soient rayonnantes, lointaines, discrètes ou exultantes, toutes ont leur beauté unique qui m'émerveille.

Des héritages multiples

J'ai grandi entre trois langues, deux religions et plusieurs spiritualités.

Ainsi, la fréquentation des textes sacrés du bouddhisme dans mon enfance a affûté ma perception du réel.

J'ai très tôt pris l'habitude aussi de nouer des amitiés célestes avec les Saints et les Anges, en particulier avec la Vierge Marie qui m'accompagne depuis toujours.

Mais ma langue originelle, c'est la musique. Du clavier du piano à  celui de l'orgue, des cordes de cithare aux cordes vocales, écrite ou improvisée, seule ou partagée, dans la joie ou l'épreuve elle ne m'a jamais quittée.
Les épreuves et traumatismes de l'existence viennent souvent recouvrir l'âme de toutes sortes de couches de protection, si bien que le « son » de cette âme perd sa vibration et s'éteint, ou se déforme pour s'adapter à l'environnement et aux circonstances.

L'âme qui a oublié son chant devient comme un instrument désaccordé qui ne sait plus où reprendre le bon « la ».

La blessure dont
je ne me suis jamais guérie

2003. Je suis reçue à  l'unanimité dans la classe de Nicholas Angelich et Romano Pallottini au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Un jour, je fais une expérience inouïe en assistant à un concert. Comme une planète heurtée par une météorite et déviée de son orbite, je me retrouve dans une dimension inconnue, d'une intensité à peine soutenable. Un voile intérieur se lève, et je pleure toutes les larmes de mon corps...

En sortant, je ne suis plus la même. Cette expérience déclenche un long cheminement, auprès de plusieurs maîtres et finalement auprès du Christ.

Transmissions

Sans elles, je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui.
Ces trois femmes ont, chacune à leur façon, contribué à mettre au monde ce que je portais en moi de plus essentiel. Voici leur portrait en forme d'hommage.
  • Francesca Parodi est une véritable alchimiste du clavier, qui rend présents de manière presque palpable tous les compositeurs dont elle joue les oeuvres. Avec elle, j’ai été en contact avec un enseignement oral ou plutôt, « vibratoire », transmis directement depuis Chopin et Liszt. Chercheuse infatigable, Francesca a passé plusieurs dizaines d’années de sa vie à mettre au jour une technique du piano en adéquation avec les lois physiologiques de la nature, où toutes les cellules du corps entrent en vibration avec le cosmos. C’est en travaillant avec elle que s’est aiguisé mon désir d’oeuvrer à l’unification de l’être humain par la musique.
  • Kar Fung Wu est une Chinoise du Sud qui a plus d’un tour dans son sac : à la fois médecin acupuncteur, herboriste, maître d’arts martiaux, violoniste et musicologue, sa sincérité et sa bienveillance sans limites la font se sentir « chez elle » dans des contextes culturels et spirituels aussi variés que le bouddhisme, le taoïsme, le christianisme ou le judaïsme. On ne compte plus les personnes, atteintes de pathologies lourdes, dont elle a soigné l’âme en soignant le corps. C’est avec elle que j’ai pris conscience de l’extraordinaire pouvoir thérapeutique des sons, corrélé aux grands principes de la médecine traditionnelle chinoise.
  • Mère Marie-Aimée de Jésus est une thérapeute de l’Esprit Saint, artiste peintre, fondatrice et prieure de la Communauté de la Nouvelle Alliance, établie depuis quelques années à La Chapelle-Montligeon (61). Son ouverture du coeur, sa clairvoyance en même temps que son bon sens font de Mère Marie-Aimée une mère spirituelle charismatique spécialisée dans l’accompagnement des personnes en deuil, ainsi que de nombreux prêtres et religieux. Auprès d’elle et des Soeurs de la Nouvelle Alliance, j’ai appris à soumettre les moindres détails de ma vie au souffle de l’Esprit, et à me nourrir de l’Amour transformant du Coeur de Jésus.
    http://soeursdelanouvellealliance.blogspot.fr

Irradier le Christ par la musique

2008. Je prépare plusieurs concours internationaux. Mais mon âme est en peine et dans un état de grande désolation, suite à une série de dépouillements intérieurs qui me paraît sans fin.

C’est alors que je fais l’expérience d’une rencontre avec le Christ, au plus intime de moi-même. Dès lors, je n’ai plus qu’un seul désir : devenir Son réceptacle pour L’irradier dans la musique.

Le 16 juillet 2015, mon union au Christ est scellée par la Consécration des Vierges, que je reçois des mains de Mgr. Jacques Habert, évêque de Sées.

Présentation

par Monseigneur Jacques Habert, évêque de Séez

" Viviane BRUNEAU-SHEN est vierge consacrée dans le diocèse de Séez.
Par le chemin de l'art, elle désire aller à la rencontre de tous les chercheurs de sens, si nombreux en notre temps. Ses origines franco-chinoises la prédisposent à un dialogue inter-culturel et inter-religieux en vérité. Sur ce site, où elle présente ses propositions, vous ne serez donc pas étonnés de trouver ces passerelles, fragiles mais utiles, entre notre culture occidentale et la culture asiatique.

Agissant ainsi Viviane demeure fidèle à l'appel du dernier concile : « L'Eglise exhorte ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux. » (Nostra Aetate N°3)
Bonne route à Viviane sur ce chemin exigeant et nécessaire. "

L'ordre des vierges consacrées : un retour à la source

Qu’est-ce que la « virginité » ?
Voyons comment ce mot est employé dans le langage courant : lorsqu’on parle d’une page vierge, d’un disque vierge, qu’est-ce que cela signifie ? C’est un espace disponible à l’accueil. La vocation spirituelle de chaque être se déploie depuis cet espace originel, malheureusement obstrué par des héritages culturels et générationnels, des blessures, des transgressions. Dans le contexte chrétien, rester "vierge" c'est garder la disponibilité totale de cet espace pour le Christ, afin que sa lumière y descende et irradie jusqu'aux profondeurs les plus reculées de l'être. Les vierges consacrées s'offrent corps, âme et esprit à cette oeuvre de transformation.
D’où vient cet ordre et quel est son fondateur ?
L’ordre des vierges consacrées a la particularité de n’avoir ni fondateur, ni règle de vie, ni clôture, ni structure communautaire, tout simplement parce qu’il s’agit de la forme de vie consacrée féminine la plus ancienne dans l’histoire de la chrétienté. Cet élan habitait déjà certaines femmes du vivant du Christ, s’est répandu dans l’Antiquité ( avec l’exemple emblématique de Ste Geneviève, patronne de Paris ) et a toujours coexisté avec les ordres monastiques sans se confondre avec eux. Depuis les années 1970, cette forme de vie est proposée à nouveau à des femmes vivant dans le monde, et connaît une grande vitalité.
Les vierges consacrées sont-elles dans des couvents ? Vivent-elles à plusieurs ? Ont-elles un supérieur hiérarchique ?
Non. L’un des aspects caractéristiques de la vie d’une vierge consacrée est la solitude. Séculière sans être laïque, elle vit dans le monde, là où elle est. Elle est consacrée par l’évêque de son lieu de vie, selon un rituel très ancien. L’ordre des vierges consacrées n’ayant pas de supérieure, c’est l’évêque local qui est le premier référent.
Que font les vierges consacrées ?
Etre une vierge consacrée, ce n’est pas d’abord « faire », mais « être » ! Si certaines ont une vie plus active que d'autres, ce n'est que la conséquence de la vocation, et non la vocation elle-même.
De quoi vivent les vierges consacrées ?
Les vierges consacrées ne sont pas prises en charge par l’Eglise, elles ne vivent pas non plus de dons. Elles doivent assumer elles-mêmes leur autonomie par leur vie professionnelle. Il s’agit souvent de secteurs en lien avec le charisme propre à chacune : le soin, la recherche, l’enseignement, l’art…
Pour plus d’informations : www.viergesconsacrees.catholique.fr

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