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F. SCHUBERT - F. LISZT : Ave Maria
Rubrique : Etoile des Mers | Date : 13 Mars 2019 | Commentaires |
Photo : Jean-Luc Arru
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    F. SCHUBERT - F. LISZT - Ave Maria
    6:00
Comme une pluie de grâces...

Composé par Schubert en 1825, le très célèbre Ave Maria est le troisième des Chants d’Ellen, cycle de Lieder inspirés du poème épique de Walter Scott, La Dame du lac. Il ne s’agit donc pas, au départ, des paroles de la prière chrétienne mises en musique.

Dans ce chant, Ellen, la « Dame du lac », implore le secours de la Vierge Marie, alors qu’elle est cachée dans une grotte avec son père, fuyant la vengeance du roi. Le contraste est frappant : c’est dans un contexte de guerre et de détresse que jaillit ce chant sublime, imprégné de foi et de confiance. La grâce fleurit dans les situations les plus désespérées.

Dans cette transcription pour piano solo de Franz Liszt, la mélodie principale partagée entre main droite et main gauche, s’élève dans un écrin d’accords à peine effleurés et d’arpèges dans les notes aiguës, ruisselant comme une pluie de grâces qui descend du ciel. Ce miroitement sonore, ce scintillement irisé aux
reflets de vitrail, vient envelopper d’un manteau de lumière le chant suppliant, qui se livre dans toute la force de sa vulnérabilité.

Ave Maria ! Douce Vierge, écoute les pleurs d’une jeune femme.
De ce rocher immobile et sauvage, que ma prière s’élève jusqu’à toi.
Nous dormirons en sûreté jusqu’à demain, bien que les hommes soient si cruels.
Ô Vierge, vois l’angoisse d’une jeune femme, ô Mère, entends un enfant suppliant !
Ave Maria !


Extrait du poème de Walter Scott,
mis en musique par Schubert dans l’Ave Maria

Commentaires
Viviane - le 20/03/2019 à 19:08
Merci Benoît et Marie pour vos appréciations ! Oui, Lang Lang est un garçon surprenant, dont j'ai découvert une nouvelle facette à travers son Ave Maria, d'une grande pureté et générosité.
Benoit D. - le 16/03/2019 à 11:47
Bonjour Viviane, effectivement Lang-Lang se "rachète" de son bling-bling hollywoodien dans la reprise du thème en seconde partie. Il est difficile de maintenir l'intensité de cette pièce tout au long des 6 ou 7 minutes. Lang-Lang y parvient mieux que Lazare Berman dont l'interprétation peut-être trop introvertie a du mal à "passer la rampe" et émouvoir. Des trois interprétations ma préférence va vers votre sincérité recueillie, votre jeu de pédale sobre qui donne une belle lisibilité, et une simplicité articulée qui retient l'auditeur dès les premières notes et l'accompagne jusqu'au bout. Merci !
Marie-F. G. - le 15/03/2019 à 12:23
La version de Lang Lang est très bonifiante, vivifiante! Merci
Viviane - le 14/03/2019 à 17:54
Merci aux deux personnes pour votre "résonance" avec cette musique. A bientôt...
Anonyme - le 14/03/2019 à 13:40
Merci Viviane pour cette « pepite » que j’ecoute souvent (j’ai votre disque)
Anonyme - le 13/03/2019 à 22:45
Merci....la grace.....l’espoir.......

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